Particulièrement apprécié dans le monde entier pour sa saveur douce et crémeuse, le chocolat au lait est un plaisir qui fond dans la bouche.

De nombreux sondages montrent d’ailleurs que le chocolat au lait obtient haut la main la préférence des gourmands sur le chocolat noir. Le goût amer de ce dernier en rebutant plus d’un.

Aussi, offrir du chocolat au lait personnalisé pour témoigner votre affection et votre gratitude à vos proches et aux personnes que vous souhaitez surprendre ne manquera pas de faire plaisir aux heureux bénéficiaires.

D’un point de vue réglementaire, qu’appelle-t-on chocolat au lait ? Et quelles en sont les vertus ?

Avant de répondre à ces questions, voyons tout d’abord d’où vient le chocolat et qui a inventé le chocolat au lait.

Tout savoir sur le chocolat au lait

Du chocolat chaud au chocolat au lait

L’histoire du chocolat au lait est étroitement liée à celle de l’introduction du chocolat en Europe.

Découverte du chocolat en 1502

La culture du cacaoyer, dont l’actuelle Guyane serait le berceau, date de l’époque précolombienne, aux environs de l’an 2000 avant Jésus-Christ. Les Olmèques, les Aztèques et les Mayas, entre autres peuples amérindiens du sud, consommaient alors le chocolat sous forme de boisson chaude (amère) agrémentée d’épices, de piments et d’herbes. Quant aux fèves de cacao, elles leur servaient de monnaie d’échange : un lapin valait 10 fèves, un esclave 100 fèves.

Le cacao ne sera découvert qu’en 1502 par le célèbre explorateur espagnol Christophe Colomb, au cours d’une de ses expéditions sur les terres amérindiennes.

Le mot chocolat, inventé et popularisé par les Espagnols, vient d’ailleurs du mot maya « Chocol » signifiant bruit, et du terme aztèque « atl », l’eau. Ceci en référence au bruit produit par le fouet pour faire mousser le chocolat dans l’eau chaude, durant la préparation cette boisson amère et épicée alors très prisée par ces populations indiennes de la Méso-Amérique.

Arrivée du chocolat en Europe

La recette du chocolat chaud n’arrive en Europe – plus précisément en Espagne – qu’en 1528, suite à la conquête de l’actuel Mexique par Hernando Cortés.

En raison de son prix exorbitant, le chocolat est toutefois longtemps resté l’apanage des nobles.

Sa préparation consistait à faire bouillir de l’eau dans une chocolatière, puis à verser dans cette dernière un mélange de fèves de cacao grillées réduites en poudre, d’épices et de miel.

Première tablette de chocolat

Le chocolat, d’abord vendu sous forme de boisson de luxe, ne se démocratisera que dans les années 1820, grâce notamment à Jean Antoine-Brutus Menier. Fondateur de l’entreprise chocolatière Menier, ce pharmacien français est le tout premier à commercialiser du chocolat en tablettes, six barres semi-cylindriques enveloppées de papier jaune.

Son fils, Emile-Justin Menier, crée la première chaîne de production industrielle de tablettes de chocolat. Faisant entrer celles-ci dans l’ère de la consommation de masse.

Le chocolat au lait

L’invention du chocolat au lait intervient en 1875 à Vevey en Suisse. Son créateur s’appelle Daniel Peter.

La découverte du chocolat au lait va bouleverser l’industrie du chocolat. Et pour cause, son goût crémeux le propulse rapidement au premier rang des chocolats les plus prisés dans le monde.

La qualité de ses chocolats vaut d’ailleurs à la Suisse son appellation de pays « roi du chocolat ».

Avec quoi est fait le chocolat au lait ?

Le chocolat au lait contient un mélange de pâte de cacao, de sucre, d’émulsifiant (généralement de la lécithine de soja), de beurre de cacao ou de toute autre graisse végétale, de lait condensé ou en poudre et d’arômes (vanille, etc.).

À la différence du chocolat noir qui doit contenir 43 % de pâte cacao au minimum (dont au moins 14 % de cacao sec dégraissé), le chocolat au lait lui n’est tenu d’en avoir que 25 %. Le chocolat blanc, quant à lui, ne contient pas de pâte de cacao, et seulement un minimum de 20 % de beurre de cacao.

Proportions légales des différents ingrédients du chocolat au lait

C’est le décret n° 76-692 du 13 juillet 1976 (modifié par le décret n° 2003-702 du 29 juillet 2003), relatif aux produits de cacao et de chocolat destinés à l’alimentation humaine, qui fixe le taux des différents ingrédients du chocolat au lait vendu sur le marché :

  • 30 % minimum de masse de cacao.
  • 2,5 % minimum de cacao sec dégraissé, autrement dit de masse de cacao moins le beurre de cacao.
  • 18 % minimum de lait en poudre, de lait partiellement ou totalement écrémé, de crème, de beurre ou de matière grasse lactique.
  • 4,5 % minimum de matière grasse lactique.
  • 25 % minimum de matière grasse totale (provenant de beurre de cacao et de matière grasse lactique).

C’est la proportion de ces différents ingrédients qui va définir la saveur du produit final. On peut ainsi obtenir du chocolat au lait qui peut être soit fortement cacaoté, soit plus crémeux au savoureux goût de caramel.

Vous souhaitez avoir plus de maîtrise sur la proportion et la qualité des différents ingrédients qui composent votre chocolat au lait ? Sachez qu’il est tout à fait possible d’en fabriquer soi-même. Pour découvrir les principales façons de procéder pour fabriquer du chocolat au lait « fait maison », cliquez ici.

Différentes sortes de chocolat au lait

À côté du chocolat au lait « courant » cité plus haut, la réglementation distingue aussi plusieurs sortes de chocolat au lait, dont :

  • Le chocolat de ménage (ou chocolat à cuire) au lait, utilisé pour toutes les préparations cuites (génoises, brownies, etc.) et les décors, et qui contient 20 % de cacao minimum.
  • Le chocolat au lait sous forme de granulés (vermicelles) ou de flocons, pour décorer pains, desserts, etc.
  • Le chocolat au lait et aux noisettes gianduja, qui se présente sous forme de pâte, tout comme le praliné ou la pâte d’amande. Ses utilisations : fourrage de bonbons au chocolat, aromatisation des glaces italiennes, décoration de pâtisseries, pâte à tartiner.
  • Le chocolat de couverture au lait, dont la teneur minimale en matières grasses est de 31 % (au lieu de 25 %). Il convient très bien pour les glaçages et les moulages (œufs, poules, lapins, etc.) à base de chocolat. Sa teneur en cacao sec
  • Le chocolat fourré, dont la partie extérieure peut par exemple être constituée de chocolat au lait.
  • Le bonbon de chocolat, de la taille d’une bouchée, qui peut être constitué soit d’un mélange, soit d’une juxtaposition de plusieurs sortes de chocolats.

Bienfaits et dangers du chocolat au lait

Ses bienfaits résident principalement dans sa teneur en cacao. Cette teneur influençant sa composition chimique.

On prête de nombreux bienfaits au cacao : renforcement de la muqueuse intestinale, lutte contre le vieillissement prématuré des cellules, limitation des risques de maladies cardio-vasculaires, antidépresseur, etc.

Cependant, parce qu’il contient pratiquement deux fois moins de cacao, du lait, de la graisse animale et plus de sucre et que le chocolat noir, le chocolat au lait est considéré comme moins sain que ce dernier.

Tout excès étant néfaste, il convient d’être au fait des dangers d’une trop grande consommation de chocolat au lait : caries dentaires, cholestérol, diabète, arthrite, etc.

Il est de ce fait fortement recommandé d’en consommer avec modération.

Vous avez oublié un vieux paquet de chocolat au lait au fond de votre placard et vous vous demandez s’il est périmé ou non ? Pour en savoir plus à ce sujet, cliquez ici.

À savoir : des scientifiques cherchent actuellement à rendre le chocolat au lait aussi nutritif que le chocolat noir, sans en modifier le goût.