Le chocolat, et plus particulièrement le chocolat noir, est l’un des éléments de base en pâtisserie. On doit, bien évidemment, y ajouter le beurre, le sucre, la farine, les œufs, mais aussi le sel, précisément pour le chocolat. Ce dernier agit en qualité de rehausseur de goût, il est primordial de savoir le doser, sans quoi il peut prendre le dessus, et altérer une recette.

Le chocolat a cette vertu, qu’il sert à la fois le goût et le visuel, par une brillance parfaite, par exemple. D’où la nécessité du respect des phases de cuisson et des températures afférentes. Il s’agit, plus précisément, du respect de la courbe des températures, autrement appelée le tempérage ou la cristallisation, geste technique par excellence.

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À quelle température fond le chocolat noir ?

Élaborer des mets à base de chocolat noir de couverture ne demande pas forcément un matériel de haut vol. Mais s’il y a un élément qu’il faut posséder et maîtriser, c’est le thermomètre. La température, dans cette démarche, est un aspect essentiel. Pour autant, pour mener à bien vos recettes, il vous faudra acquérir une certaine technique et, implicitement, une bonne dose de patience.

Les trois grandes techniques de tempérage (cristallisation)

Tout d’abord, la première méthode à appliquer, et qui est commune aux trois chocolats, qu’il soit noir, au lait ou blanc, c’est de faire fondre le produit. Pour cela c’est la technique du bain-marie qui est la plus couramment utilisée, car c’est elle qui respecte le plus ce produit fragile qu’est le chocolat.

Pour cela vous remplissez une casserole d’eau chaude à mi-hauteur, puis dans un cul de poule vous déposez le chocolat noir de couverture (à température ambiante), préalablement haché. Vous mettez ensuite ce récipient dans la casserole sans qu’elle en touche le fond. Faites chauffer à feu doux sans que l’eau vienne à ébullition. Quand le chocolat commence à fondre, mélangez avec une spatule. Plongez le thermomètre dans le chocolat afin de surveiller au plus près la montée en température. Lorsque celle-ci sera comprise entre 55 ° et 58 °, vous aurez atteint la température idéale. Pour le chocolat au lait ou blanc, elle se situe entre 45 ° et 50 °. Le respect de ces températures est primordial. Arrive alors l’étape technique par excellence : le tempérage, encore appelé la cristallisation.

Le tempérage par ensemencement

Après avoir fait fondre le chocolat dans les règles de l’art, vous en prélevez 1/3 pour le réserver au chaud. Dans l’autre partie, les 2/3 restant vous ajoutez 100 g de chocolat haché finement en ne cessant jamais de remuer avec la spatule, jusqu’à ce vous arriviez à la température de 28 °/29 °. Ensuite vous prenez le 1/3 que vous aviez réservé puis vous liez le tout pour parvenir à 31 °/32 °. Ne perdez jamais de vue votre thermomètre !

La méthode du tempérage au bain-marie

C’est quasiment le même principe que pour la technique précédente, à la différence qu’elle demande un peu plus de temps. En plus du bain-marie d’eau chaude, vous devrez préparer un bain-marie d’eau froide. C’est grâce à ce dernier que la température va descendre. Vous devrez jongler avec les deux bains-marie pour parvenir à la température idoine à savoir entre 31 ° et 32 °.

La technique du tempérage par tablage

Cette dernière possibilité est réservée aux pâtissiers confirmés qui possèdent une plaque de marbre dans leur laboratoire. C’est grâce à elle et à sa température constante que la courbe des températures sera respectée. Mais il faut aussi allier le geste. Avec une palette et une spatule, le pâtissier remue sans cesse le chocolat jusqu’à atteindre la bonne température, grâce, toujours, au thermomètre. Il faut donc de l’huile de coude et de la technique pour un tempérage parfait.

 

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